Voici le drapeau officiel de la Normandie. Il reprend les couleurs des armoiries des Plantagnêts à la suite de Richard Coeur de Lion qui blasonnait de trois léopards passants sur fond de gueules (rouge). Se voulant scandinave, il reprend la croix de saint Olaf qui caractérise le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. Quel meilleur emblème en somme pour cette grève normande sur les côtes de France ?
Né à Pont-de-l'Arche en 1980 j'ai étudié l'histoire à l'université du Havre avant de devenir agent des bibliothèques. J'ai utilisé depuis mes connaissances en mettant en valeur
le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche et des Damps :
- visites guidées gratuties ;
- publication d'un magazine (La Fouine, 20 n°) ;
- un livre : L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche. Il a été édité par les éditions normandes Charles Corlet en 2007. Accessible sur Gallica2 ;
- un livre sur Pont-de-l'Arche par la carte postale ancienne édité chez
Alan-Sutton en 2008.
Êtes-vous satisfaits par ce blog
?
Sondage en ligne...
cliquez sur l'image ci-dessous !
Bienvenue sur ce blog consacré au patrimoine de Pont-de-l'Arche et sa région, dans l'Eure (cliquez ICI pour localiser).
N'hésitez pas à me questionner sur certains aspects de l'histoire qui
vous touchent particulièrement ou encore à partager avec les lecteurs de ce
blog votre vision ou vos travaux sur l'histoire locale.
Si vous utilisez mes travaux n'oubliez pas de citer vos sources. Un petit message de votre part est le bienvenu ! Bonne lecture !
Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 677-678.
PORTEJOIE
Paroisse des Dioc. d’Évreux. – Doy., Baill. Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.
L’église primitive dédiée à Ste Cécile, fut donnée à l’abbaye de Fécamp par le duc Richard II.
Portejoie avait, au XIIe siècle, un pont qui servait de communication entre le Vexin et la vallée du Vaudreuil.
En 1196, Richard Cœur-de-Lion fit construire une forteresse dans l’île qui se trouve au milieu de la Seine, et un pont pour y communiquer.
Le receveur royal paya, en 1198, à Robert fils d’Alard, 100 l. pour la construction du pont de Portejoie. On voit par les comptes de Nicolas de Villiers, de Gilbert Le Changeur, et de Gilbert Belot, qu’il a été payé à la même date, aux trois serviteurs qui gardaient le bac de Portejoie, 61 s. ; à six balistaires qui gardaient l’habitation royale de Portejoie, 108 s. ; pour l réparation des bateaux du roi, 72 s. 8 d. ; pour la construction du pont tournant, 26 l. ; aux gardiens et conducteurs de quatre bateaux avant la construction du pont, 66 l. 42 s. 4 d.
Jean sans Terre manda, en 1203, à Guillaume de Préaux, de livrer à Lupillon la maison de Portejoie qui lui avait été confiée par l’intermédiaire d’Étienne de Longchamps.
En 1209, Raoul Recuchon donna au Bec un tènement à Portejoie avec un pré dans la prairie du Vaudreuil.
La haute justice de Portejoie fut donnée en 1313, à Philippe Convers ; quelques années après, en 1327, le roi Charles le Bel donnait à Bonport 6 s. de rente à prendre sur un gord dans la paroisse de Portejoie.
Au XVe siècle, les religieuses de Longchamps avaient des biens à Portejoie.
En 1546, Guillaume Druel, lieutenant général du vicomté de Rouen, était seigneur de Portejoie.
François Druel, esc., sieur de Portejoie, maintenu de noblesse en 1667 ; portait : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de 2 molettes d’éperon d’or et en point d’une coquille de même.
Le bac et le passage de Portejoie faisaient partie, en 1760, des domaines du roi, qui étaient engagés.
Fiefs. 1° Portpinché. Au XIIIe siècle, il existait une famille de ce nom. Guillaume de Portpinché était, en 1287, doyen d’Évreux.
En 1391, Guillaume Le Chambellan, esc., était seigneur de Portpinché ; son fils du même nom fut condamné à mort pour avoir tué un paysan à coups de bâton ; il fut exécuté et pendu à Rouen, et ses biens furent confisqués par le roi et donnés à Guillaume Martel et à Sauvage de Jeucourt.
Il y avait contestation à l’Échiquier de 1394, entre l’archevêque de Rouen et les deux concessionnaires des biens du supplicié. Pierre de Jeucourt, chevalier, rendit aveu en 1419, pour ce fief de Portpinché[1] ; Jean, son fils, lui avait succédé en 1435.
Portpinché était un plein fief qui passa par alliance à Mgr de Matignon, qui l’échangea, en 1585, avec Pierre de Roncherolles, seigneur de Pont-St-Pierre ; le fils (sic) de ce dernier vendit Portpinché, en 1764, à M. de Montesquiou, qui lui-même le vendit en 1780, à M. de Coquéromont, président en la Chambre des comptes de Normandie.
L’église de Portejoie, qui était en ruine, fut reconstruite au XVIe siècle.
PORTEJOIE, cant. de Pont-de-l’Arche, sur la Seine. – Sol ; alluvions contemporaines. – Ch. de g. comm. n° 41 de Louviers à Menesqueville. – Ch. d’int. comm. n° 47, de Pont-St-Pierre à Andé. – 4 cont. 3,176 fr. en ppal – Rec. ord. budg. 1872 fr. – Surf. terr. 406 hect. – Pop. 205 hab. – * de Saint-Pierre-du-Vaudreuil (sic). – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec. cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Paroisse. – Presbyt. – École mix. de 30 enfants. – 1 maison d’école. – Bur. de bienf. – 3 perm. de chasse. – 2 déb. de boissons. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. 31, d’arr. 9, de cant. 10.
Dépendances : Le Beau-Soleil, Port-Pinché.
Agriculture : Céréales.
Industrie : Néant.
Patentés : 5.
Aucun commentaire pour cet article
Commentaires