Né à Pont-de-l'Arche en 1980 j'ai étudié l'histoire à l'université du Havre avant de devenir agent des bibliothèques.
J'ai utilisé depuis mes connaissances en mettant en valeur le patrimoine et l'histoire de Pont-de-l'Arche et des Damps :
- visites guidées gratuties ;
- publication d'un magazine (La Fouine, 20 n°) ;
- un livre : L'Histoire des Damps et des prémices de
Pont-de-l'Arche, éditions Charles Corlet, 2007.
Accessible sur Gallica2 ;
- un livre sur Pont-de-l'Arche par la carte postale ancienne édité chez
Alan-Sutton en 2008.
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Bienvenue sur ce blog consacré au patrimoine de Pont-de-l'Arche et sa région, dans l'Eure (cliquez ICI pour localiser).
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vous touchent particulièrement ou encore à partager avec les lecteurs de ce
blog votre vision ou vos travaux sur l'histoire locale.
Si vous utilisez mes travaux n'oubliez pas de citer vos sources. Un petit message de votre part est le bienvenu ! Bonne lecture !
Eustache Hyacinthe Langlois (né à Pont-de-l’Arche le 3 août 1777 – décédé à Rouen en 1837) fut un artiste et écrivain qui mit son art au service de la mise en valeur du patrimoine médiéval normand.
Gouache de Delacluze,
Musée des Beaux-arts de Rouen.
Jeunesse à Pont-de-l’Arche.
Eustache-Hyacinthe Langlois naquit à Pont-de-l’Arche où son père, officier royal, exerçait la profession de garde marteau des Eaux et forêts du bailliage de la ville. Porté vers le dessin, E.-H. Langlois réalisa à Pont-de-l’Arche ses premiers croquis de personnages et de sites pittoresques. On aime à penser que le patrimoine médiéval de la cité n’est pas étranger à l’éclosion du goût des antiquités dans l’âme de l’artiste. Né en 1777, la Révolution française rendit caduques les ambitions professionnelles que le père de E.-H. Langlois avait pour son fils. C’est pourquoi, notre homme put assouvir sa passion pour l’art…
Ayant suivi sa propension E.-H. Langlois devint l’élève de M. Rau de Saint-Martin, en 1793, puis de David d’Angers, à
Paris. Après cela, il s’exerça à la gravure sur bois. Son style, précis et rigoureux, convenait parfaitement à des travaux documentaires. C’est ainsi qu’il réalisa plus de 1000 gravures, dessins
et croquis sur des bâtiments d’intérêt historique, des sculptures, des vitraux, du mobilier… et ce principalement sur la Normandie médiévale. Donnant lui même des leçons, il devint professeur à
l’école des Beaux-arts de Rouen.
« Antiquaire et archéologue »
La précision de ses dessins lui ont permis de peaufiner des études locales mais aussi de réaliser des travaux plus généraux et notamment les vitraux. L’architecture gothique aussi a passionné notre homme qui passe pour être l’inventeur de l’expression « gothique flamboyant » qui désigne le stade ultime du gothique où les sculptures sont les plus riches qui prennent, parfois, les courbes ondulées de flammes.
Hyacinthe Langlois devint, grâce à sa connaissance du patrimoine et la conscience de sa fragilité, l’instigateur de création du musée des Antiquités de Rouen. Il en fut le premier directeur. Il participa à l’entretien de la cathédrale de Rouen, qui menaçait de s’écrouler.
La foi catholique de H. Langlois ne l’empêcha pas de fréquenter des républicains avancés tels que David d’Angers et Jacques Dupont de l’Eure. Il semble que notre homme jugeait plus les gens sur leurs actes que sur leurs dires. Sa société érudite et cordiale plaisait à beaucoup de monde.
Sensible, touché par un certain mal être, il formula ses émotions par les thèmes médiévaux les plus romantiques, même dans ses aspects les plus noirs tels que la danse macabre, sculpture de l’ancien cimetière de l’aître Saint-Maclou, le grotesque des « miséricordes », ou le tombeau des Énervés de Jumièges. Ainsi ses écrits sont, le plus souvent, nostalgiques, tournés vers la mort et campent un paysage médiéval très propice à l’expression du désarroi si caractéristique du mouvement romantique qui va éclore vers la fin de la vie de Hyacinthe Langlois.
H. Langlois sensibilisa de nombreux artistes et chercheurs à l’étude du Moyen Âge alors que l’Antiquité faisait – presque –
l’unanimité. De ce fait, il contribua à la préservation des vestiges de l’époque médiévale, qui passaient alors pour des ruines bonnes à être rasées ou à laisser crouler. Son influence continue
d’ailleurs à faire ses effets grâce aux illustrations qui servent encore de référence à certaines recherches.
Il aurait servi de modèle à David pour le Romulus de « L’Enlèvement des Sabines ».
Deux de ses enfants vécurent un peu de l’art enseigné par leur père : Polyclès et Espérance Langlois. Ils travaillèrent à ma manufacture de Sèvres, mais n’eurent pas le talent de leur père.
Il donna naissance à l’expression de « gothique flamboyant ».
Une copie de ce médaillon fut apposé sur sa maison de naissance à Pont-de-l’Arche (boulangerie du bas, rue Alphonse-Samain).
Un buste en bronze fut placé à Pont-de-l’Arche sur la place Hyacinthe-Langlois de 1868 à 1942.
Il donna l’envie à Léon Levaillant de Duranville d’étudier l’histoire de la ville dont Hyacinthe Langlois est resté fier durant toute sa vie.
C’est ainsi que commença l’étude de l’histoire de Pont-de-l’Arche. Une rue porte son nom ainsi qu’arrêt de bus à
Bihorel.
Bibliographie sommaire
- Recueil de quelques vues de sites et monuments de France, spécialement de
Normandie (1817) ;
- Mémoire sur la peinture sur verre et sur quelques vitraux remarquables des
églises de Rouen (1823) ;
- Notice sur le tombeau des Énervés de Jumièges (1825) ;
- Essai historique et descriptif sur l’abbaye de Fontenelle et de
Saint-Wandrille… (1827) ;
- Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts
(posthume, 1851) ;
- Stalles de la cathédrale de Rouen, (posthume, 1838) ;
- La Croix-Sablier (1835) ;
- Hymne à la cloche (1832) ;
- Le Curé des bruyères d’Oisy ou L’Abbé fou (1835).
- etc.
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