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Voici le drapeau officiel de la Normandie. Il reprend les couleurs des armoiries des Plantagnêts à la suite de Richard Coeur de Lion qui blasonnait de trois léopards passants sur fond de gueules (rouge). Se voulant scandinave, il reprend la croix de saint Olaf qui caractérise le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. Quel meilleur emblème en somme pour cette grève normande sur les côtes de France ? 

L'auteur

  

Armand Launay (né à Pont-de-l'Arche en 1980)  

C'est pendant mes études d'histoire à l'université du Havre que j'ai eu l'envie de me plonger dans le passé des Damps et de Pont-de-l'Arche.  

De concert avec le Conseil municipal des Damps, j'ai travaillé à partir de 2002 à la réalisation du livre L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche. Il a été édité par les éditions normandes Charles Corlet en 2007.  gallica2.bnf.fr/Search

En attendant la publication de ce livre, j'ai décidé de lancer un magazine publiant les articles qui dépassent l'histoire des Damps : La Fouine magazine, version papier et publication sur le Net. 

Ce n'est pas tout, j'anime des visites guidées et des conférences sur Les Damps, Pont-de-l'Arche et Alizay...  Avis aux amateurs !

Je travaille désormais sur un livre d'histoire de Pont-de-l'Arche par la carte postale qui sera édité chez Alan-Sutton à la fin de l'année.

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N'hésitez pas à me questionner sur certains aspects de l'histoire qui vous touchent particulièrement ou encore à partager avec les lecteurs de ce blog votre vision ou vos travaux sur l'histoire locale.

Si vous utilisez mes travaux n'oubliez pas de citer vos sources. Un petit message de votre part est le bienvenu ! Bonne lecture ! 

armand1@no-log.org

 

Mardi 30 octobre 2007

Voici une photographie d’illustrations d’Edmond Spalikowski.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Spalikowski

 

 

 

Les deux dessins réalisés au fusain sont extraits de l’ouvrage Documents et paysages, exemplaire unique non daté de 46 pages. Il semble dater de l’après-guerre. Le dessin d’en-bas représente le clocher d’Alizay.

 

 

Documents et paysages est consultable à la bibliothèque municipale du Havre (cote MS 735).

 

 

 

Je termine par cette pensée que l’auteur étaie dans sa préface… tant elle est juste :

 

 

 

« On ne recueille jamais trop de documents et l’on se repent toujours d’avoir négligé ceux qui paraissent de moindre importance. De même qu’en bibliographie, il n’y a point trop de papiers inutiles, il n’y a point de plus modeste croquis qui ne puisse servir un jour.

 

 

 

par Armand LAUNAY publié dans : Alizay
Mardi 30 mai 2006
par Armand LAUNAY publié dans : Alizay
Mardi 31 janvier 2006

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. I, p. 96-97.

 

 

ALISAY

 

 

 

 

Ancienne paroisse du dioc., du baill., de la génér. de Rouen. – Du doy. de Perriers. – De la vic. et de l’élec. de Pont-de-l’Arche.

 

Lieu planté d’alisiers, suivant T. Duplessis, propriété d’Alisius ou d’Aliciacus, suivant d’autres, telle serait l’origine de ce nom.

 

Une partie d’Alisay était comprise au IXe siècle dans le territoire de Pîtres, un des endroits les plus fameux de notre histoire locale.

 

Lorsque Rollon voulut remonter la Seine, dans l’intention de piller Paris, sa flotte fut arrêtée à Pont-de-l’Arche par les fortifications que Charles-le-Chauve y avait élevées ; les pirates quittèrent alors leurs vaisseaux et s’établirent sur les bords de la Seine, dans un camp entouré de fossés et de levées de terre, situé à cheval sur les paroisses d’Alisay et d’Igoville, où ils attendirent les Français. Ceux-ci ne tardèrent pas à les attaquer et à pénétrer dans le camp, mais à peine y furent-ils entrés, que les Normands se précipitèrent sur eux et les massacrèrent. Le reste de l’armée française prit la fuite, laissant le cours de la Seine entièrement libre.

 

La paroisse d’Alisay se trouva comprise dans les domaines que le roi de France abandonna aux Normands par le traité de 911. Elle appartenait vers 1050 à Guillaume, fils d’Osbern de Crépon, comte de Breteuil, et elle passa successivement à Guillaume II, comte de Breteuil ; à son fils naturel, Eustache de Breteuil, gendre de Henri Ier d’Angleterre, qui la lui enleva pour la donner à Guillaume de Guader, en 1119. Amicie de Guader, fille de Guillaume, apporta cette même terre en dot à Robert de Meulan, comte de Leicester ; Amicie de Leicester, leur fille, la fit passer en 1181 dans la famille de Dammartin, par son mariage avec Albéric, comte de ce nom.

 

Les seigneurs de Dammartin, Albéric II du nom de Renard, possédèrent la seigneurie d’Alisay de 1199 à 1214. Leurs armes étaient : fasce d’azur et d’argent de six pièces.

 

Après la bataille de Bouvines, Philippe-Auguste confisqua la terre d’Alisay, mais Louis VIII la rendit à Mathilde de Dammartin, fille de Renaud, qui avait épousé Philippe-Hurepel, fils naturel de Philippe-Auguste.

 

Robert de Dreux, qui portait : échiqueté d’or et d’azur à la bordure de gueules, posséda la seigneurie d’Alisay de 1231 à 1236. À sa mort, elle revint à Mathilde de Dammartin, en 1241. Cette dame se retira dans son château d’Alisay ou de Rouville, où, Eudes Rigaud vint la visiter le 9 mars 1252 ; pour donner à l’archevêque un témoignage de sa bienveillance, elle lui abandonna pour lui et ses successeurs, le 12 novembre 1258, le patronage de l’église d’Alisay, et mourut en 1259, laissant son plein héritage à des collatéraux.

 

En 1324, Jean Gougeul possédait le fief de Rouville, auquel celui d’Alisay avait été réuni ; il le laissa en 1350 à son fils Jean, qui épousa Jeanne de Villaines, fille de Pierre, sénéchal de Toulouse ; il fut fait prisonnier à la bataille d’Auray, le 29 septembre 1364. Il eut pour successeur à Rouville, Pierre Gougeul, chevalier, conseiller, chambellan et maître d’hôtel du roi, qui rendit aveu de Rouville, sans faire mention de celui d’Alisay, le 7 novembre 1374.

 

Pierre Gougeul acheta en 1398 le fief de la Boche, situé sur Alisay, que l’on appelait aussi " le fief du roi ", parce qu’il était situé près du château royal de Pont-de-l’Arche. Ce seigneur combla de ses bienfaits l’abbaye de Bonport, donna une rente de 25 sous tournois au prieuré des Deux-Amants, fonda deux chapelles en l’honneur de saint Pierre et de saint Antoine, dans la paroisse d’Alisay, et après avoir été capitaine de Pont-de-l’Arche, lieutenant des maréchaux de France en Normandie, commis pour recevoir la monstre de 300 lances destinées à la défense de Cherbourg. En 1380, il fut tué à la bataille d’Azincourt, laissant pour héritiers, Regnier et Pierre de Rouville, ses enfants.

 

L’aîné, Regnier, survécut peu de temps à son père, son frère lui succéda en 1416 ; la même année il rendit hommage au roi du fief de Rouville (Alisay), du fief du roi et de divers autres.

 

Pierre de Rouville défendit en 1418 Pont-de-l’Arche contre Henri V, roi d’Angleterre, et lorsque la ville fut forcée de se rendre, il obtint un sauf-conduit, mais ses biens furent confisqués et donnés à un chevalier anglais, nommé Jean Sulton, à la charge de la redevance d’un fer de lance à la saint Jean de chaque année ? Quelques temps après, Pierre de Rouville, rentra en grâce auprès du monarque anglais, qui lui rendit ses biens, en s’en réservant la haute justice. Ce seigneur servit loyalement son nouveau maître, ce qui ne l’empêcha pas de conserver ses fief après la réduction de la Normandie par Charles VII. Il avait épousé Aldonce de Braquemont, fille de Robert, amiral de France, dont il eut trois fils.

 

L’aîné Jacques Gougeul de Rouville, qui devint chanoine de Rouen, lui succéda en 1459 ; il mourut en 1491, laissant les terres de Rouville et de la Boche à son neveu, Louis de Rouville, qui les conserva jusqu’à sa mort, arrivée en 1527.

 

Les différents seigneurs de ce nom qui ont été ensuite propriétaires des terres d’Alisay et de la Boche, depuis 1491 à 1684, sont : François de Rouville, de 1527 à 1549 ; Jean de Rouville, de 1549 à 1589 ; Jacques de Rouville, de 1589 à 1628, et François de Rouville, de 1628 à 1684. Ce dernier rendit aveu au roi, en 1633, des fiefs de Rouville, de la Bosse (Boche) et de Grainville-la-Teinturière.

 

La seigneurie de Rouville fut pendant quelques temps érigée en comté en faveur de François de Rouville, le 21 février 1664 ; mais cette érection n’eut pas de suite, les créanciers du nouveau comte firent vendre ses biens, et les terres de Rouville et de la Bosse furent adjugées à Gilles Hallé, président à mortier au parlement de Rouen, le 11 septembre 1684.

 

Les armes de Rouville étaient : d’azur semé de billettes d’or à deux goujeons adossés de même.

 

Les seigneurs du nom de Hallé qui ont possédé les fiefs de Rouville et de la Bosse, sont :

 

De 1684 à 1692, Gilles Hallé dont nous avons parlé.

 

De 1682 à 1758, Jehan-Gilles Hallé, fils du précédent, qui fut aussi président à mortier. Ce seigneur payait une rente de 150 l. à une sœur de la Providence, chargée de tenir l’école des filles ; l’école de garçons était dirigée par le vicaire de la paroisse, c’est lui qui fit construire le portail de l’église.

 

De 1758 à 1775, Gilles-Louis Hallé, comte de Rouville, fils du précédent. Il fut comme son père, président à mortier. Il eut de nombreuses difficultés avec le curé de la paroisse ; l’archevêque y mit fin par une lettre du 19 décembre 1767. Louis XV voulant récompenser le président Gilles-Louis Hallé des services rendus à la royauté par ses ancêtres et par lui, érigea en sa faveur les terres de Rouville en comté.

 

De 1779 à 1780, Gilles-Charles-Marie Hallé, fils du précédent, qui ne survécut à son père que dix-huit mois.

 

De 1780 à 1790, Louis-Guillaume Hallé, frère du précédent, qui vendit à madame Marie-Madeleine Frault, veuve de messire de Berroyer, les fiefs de Rouville et de la Bosse, avec leurs dépendances, moyennant 527,000 livres.

 

Les armes de cette famille étaient : d’azur à fasce d’argent, chargée de 2 étoiles de sable et accompagnée de 3 étoiles, 2 en chef et 1 en pointe.

 

Les héritiers de la dame de Berroyer vendirent le château et les terres de Rouville à M. Philippe Bizet, le 1er messidor, an VIII ; ils passèrent ensuite, par succession, à Mme de la Poterie. Les autres propriétés achetées par madame de Berroyer furent vendues à M. Legris, dont les héritiers les possèdent encore.

 

Rouville était un plein fief de haubert auquel celui d’Alisay avait été réuni dès le XIVe siècle, avec droit de haute, moyenne et basse justice. L’ancien château est aujourd’hui en ruine.

 

L’église, dédiée à Saint-Germain, remonte avant 856. Les chefs français y reçurent la communion le matin de leur rencontre avec les Normands. L’archevêque de Rouen en avait la présentation. Le seigneur du lieu présentait aux chapelles de Saint-Antoine et de Saint-Pierre, qui se trouvaient sur le territoire d’Alisay.

 

ALISAY, canton de Pont-de-l’Arche, sur la Seine, à 66 m. d’alt. – Surf. terr., 862 hect. – Sol d’alluvions contemporaines. – R. dép. n° 12. – Chem. d’int. com., n° 58. – 550 hab. – 4 contrib., 6,980 fr. en ppal. – Rec. ord. du budg., 2,689 fr. – Rev. com., 48 fr. – 5 perm. de chasse. – Paroiss. succ. – * et Percep. et Rec. des cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – 9 débit. de boiss. – École mix. dirigée par une sœur. – Maison d’école. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép. , 34 ; d’arr., 14 ; de cant., 3. – 75 hect. de terrains incultes.

 

Dépendances : Rouville, La Maison-Rouge, Le Solitaire.

 

Agriculture : céréales, légumes, 1,200 arbres à cidre.

 

Patentés : 20. 

 

par Armand LAUNAY publié dans : Alizay
 
 
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