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Voici le drapeau officiel de la Normandie. Il reprend les couleurs des armoiries des Plantagnêts à la suite de Richard Coeur de Lion qui blasonnait de trois léopards passants sur fond de gueules (rouge). Se voulant scandinave, il reprend la croix de saint Olaf qui caractérise le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande. Quel meilleur emblème en somme pour cette grève normande sur les côtes de France ? 

L'auteur

  

Armand Launay (né à Pont-de-l'Arche en 1980)  

C'est pendant mes études d'histoire à l'université du Havre que j'ai eu l'envie de me plonger dans le passé des Damps et de Pont-de-l'Arche.  

De concert avec le Conseil municipal des Damps, j'ai travaillé à partir de 2002 à la réalisation du livre L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche. Il a été édité par les éditions normandes Charles Corlet en 2007.  gallica2.bnf.fr/Search

En attendant la publication de ce livre, j'ai décidé de lancer un magazine publiant les articles qui dépassent l'histoire des Damps : La Fouine magazine, version papier et publication sur le Net. 

Ce n'est pas tout, j'anime des visites guidées et des conférences sur Les Damps, Pont-de-l'Arche et Alizay...  Avis aux amateurs !

Je travaille désormais sur un livre d'histoire de Pont-de-l'Arche par la carte postale qui sera édité chez Alan-Sutton à la fin de l'année.

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N'hésitez pas à me questionner sur certains aspects de l'histoire qui vous touchent particulièrement ou encore à partager avec les lecteurs de ce blog votre vision ou vos travaux sur l'histoire locale.

Si vous utilisez mes travaux n'oubliez pas de citer vos sources. Un petit message de votre part est le bienvenu ! Bonne lecture ! 

armand1@no-log.org

 

Mardi 4 avril 2006

Charpillon Louis-E., Caresme Anatole, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, 1868, 960 p., t. II, p. 925-926.

 

 

 

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE

 

 

 

 

Paroisse des Doy. de Louviers. – Dioc. d’Évreux. Vic. et Élec. de Pont-de-l’Arche. – Parl. et Gén. de Rouen.

 

La paroisse fondée sous la protection de St Saturnin, était à la présentation de l’abbé de Fécamp.

 

On a trouvé quelques sépultures mérovingiennes au lieudit le Beau Soleil, dépendant de Tournedos[1].

 

Cette paroisse est désignée sous le nom de Novavilla dans une charte de 1126, confirmant une précédente de 1006, par laquelle Richard II avait donné l’église de St-Saturnin à l’abbaye de Fécamp[2].

 

La chronique de Jean Nagerel raconte que ce village fut appelé Tournedos parce que « la première nuit que la duchesse Gonnor y coucha avec le duc, son seigneur, pres qu’il l’eust espousée, elle luy tourna dos ».

 

La Métairie de Tournedos est mentionnée au XIIe siècle, elle appartenait en 1026, à Guillaume de Bosc-Normand.

 

En 1228, Guillebert fils de Guillaume, demeurait à Tournedos.

 

Bernard l’Enfant de Tournedos, vendit aux religieux de Bonport le Gord-Morel, sis à Tournedos, en présence de Richard Barre, curé de la paroisse.

 

La haute justice de Tournedos fut donnée en 1313, à Philippe Convers.

 

Robert Brizelet rendit hommage en 1540, pour la prévôté de Tournedos ; il fut parrain à Louviers en 1559.

 

En 1626, le roi donna au sieur de Menilles les 13es du domaine de Tournedos, vendu à David de Beaulieu, bourgeois de Rouen.

 

Pierre Costé, seigneur de St-Supplix, conseiller au Parlement, tenait, en 1674, la prévôté de Tournedos.

 

En 1674, Hubert Costé, sieur du Mesnil et de Tournedos fut reçu au Parlement, il portait : d’azur, au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or, 2 et 1.

 

Le 3 août 1689, Marguerite Godard, veuve de M. du Mesnil Costé, conseiller au Parlement, demeurant au Manoir de Tournedos, fait un échange avec Charles Druel, doyen d’Écouis.

 

En 1709, Toussaint Morel ayant été condamné à mort pour homicide commis sur Pierre Delbergue, garde-chasse, sa maison située à Tournedos fut confisquée au profit du seigneur du Vaudreuil.

 

Pierre-Gilles-François Costé du Mesnil de Triquerville, seigneur de Tournedos, fut reçu au Parlement en 1765.

 

La paroisse de Tournedos fut cruellement frappée par une épidémie qui y régna de 1770 à 1773.

 

En 1783, Charles Dannequin, garde du président Portail, demeurant à Tournedos, qui avait tué un braconnier, fut sauvé en levant la fierte.

 

M. Turquet, curé de Tournedos, fut député à l’assemblée paroissiale de 1788.

 

La famille Costé de Triquerville a conservé le domaine de Tournedos jusqu’à nos jours.

 

 

Fiefs. Pampou. Gueffin du Bosc, fils de Gueffin, seigneur de Brétigny est l’auteur de la branche de Pampou qui a formé 6 degrés et qui s’est éteinte dans les enfants que Roger du Bosc, seigneur de Pampou eut d’Élisabeth Loche son épouse.

 

Vassouy. En 1707, les tenants de ce fief de Tournedos, payaient une rente seigneuriale de 121. 10 s.

 

 

TOURNEDOS-SUR-SEINE, cant. du Pont-de-l’Arche, sur la Seine. – Sol : alluvions contemporaines et craie blanche. – Surf. terr. 564 hect. – Pop. 150 hab. – 4 cont. 1,273 fr. en ppal. – Rec. ord., budg. 1,206 fr. – * de St-Pierre-du-Vaudreuil (sic). – Percep. de St-Cyr-du-Vaudreuil. – Rec., cont. ind. de Pont-de-l’Arche. – Réunion pour le culte et l’instruction à Poses. – 1 déb. de boissons. – 9 perm. de chasse. – Dist. en kil. aux ch.-l. de dép., 32 ; d’arr., 10 ; de cant. 9.

 

Dépendances : La Ferme-aux-Embarras, Pampou.

 

Agriculture : Céréales, légumes.

 

Industrie : Néant.

 

Patenté : 1.

 

 

 



[1] Notes M. Goujeon.

 

[2] Idem.

 

par Armand LAUNAY publié dans : Tournedos
Mardi 31 janvier 2006

Doinel, A., Notice historique sur Alizay, 1880, 72 p.  

 

p. 29.  

 

 

 

Tournedos  

 

Nous reproduisons textuellement la légende de Tournedos rapportée par M. Paul Goujon, avocat, dans son histoire du Vaudreuil.  

 

« Richard Ier, duc de Normandie, avait épousé Agnès, fille de Hugues le Grand et sœur de Hugues Capet, dont il favorisa l’élévation au trône. Quelque temps après la mort de la princesse, – advint un jour, comme il chassoit, surprit par la nuict, se logea chez son forestier, à Sargeville, près Arques. Sa femme lui sembla si belle qu’il la demanda à son mari qui n’osa l’éconduire. Et incontinent, en vint advertir sa femme ; laquelle secrètement supposa la nuict en son lieu et place, sa sœur Gonnor, fille qui la surpassoit en beauté, dont le duc se contenta et la prinst quelque temps après pour femme et épouse.  

 

Après que le duc Richard eut longuement entretenu la demoiselle Gonnor et qu’elle eût de luy trois fils et trois filles, les prélats et barons de Normandie luy prièrent qu’il l’espousast, luy remonstrant la bonne grâce et vertu dont elle estoit aornée et qu’il en avoit une belle lignée ; et ainsi le fist, aussi l’aymoit-il fort et ses enfants pareillement, lesquels, afin de les légitimer et faire que son fils Robert fust pourveu à la dignité archiépiscolpale de Rouen, combien qu’ils fussent de grand âge, ils furent tous mis sous le drap.  

 

La première nuit que la duchesse Gonnor coucha avec le duc son seigneur, puisqu’il l’eust espousée, elle luy tourna le dos. Avoy, dit-il, tu as couché à moy et oncq ne le fiz. – Par foy, dist la dame Gonnor, sire, je souloys gésir en vostre lit faisois vostre volonté, mis à présent, je gis au mien et gerray, si Dieu plaist, m’y coucheray sur lequel costé que je vouldre. Du temps passé, ce lit estoit vostre, mis à présent, je puis dire il est nostre. J’y souloys coucher en doubte, à présent, grâce à Dieu, je y geiz à seureté. Lors elle se print à rire et se torna devers le duc. De la vient que le village où ce fait advint a pris le nom de Tournedos. «    

par Armand LAUNAY publié dans : Tournedos
 
 
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